On ne peut prétendre attirer les oiseaux chez soi par la seule mise en place d'un nichoir, encore faut-il que le jardin offre quelque intérêt d'ordre alimentaire et soit riche en graines, fruits, baies, insectes, invertébrés, etc...
Il faut donc que les plantations correspondent aux besoins en nourriture des oiseaux.
Les oiseaux en quête de nourriture rencontrent maints problèmes au printemps et en été. Pourtant, l'approvisionnement des mangeoires à la belle saison est à proscrire totalement car les oiseaux en deviendraient dépendants au point de ne plus rechercher leur nourriture naturelle (d'où l'éventualité d'un déséquilibre alimentaire). De plus, nous recevons au printemps la visite de nombreuses espèces migratrices, les insectivores, qu'il est impossible de nourrir artificiellement.
Une autre technique s'impose donc : celle des plantations attractives.
Pour les oiseaux comme pour tous les animaux, les plantes sont vitales. Les granivores et les frugivores peuvent s'en nourrir directement; les insectivores y trouvent également pitance parmi tous les insectes qu'elles abritent ou reçoivent.
Un jardin « sauvage », c'est l'assurance d'observer un grand nombre d'espèces d'oiseaux, c'est aussi s'offrir un luxe de vie : un cadre esthétique, un entretien moindre, l'absence de stress du au brin d'herbe plus haut que les autres. Un jardin « sauvage », c'est un jardin où la monotonie n'existe pas, c'est un jardin VIVANT.
La pelouse dont il est question ici n'est pas la moquette propre et stérile que l'on rencontre habituellement autour de tout pavillon. Un morne tapis rasé chaque week-end et copieusement fourni en herbicides, insecticides et autres substances du même acabit, offre peu d'intérêt pour la faune.
La pelouse, la VRAIE, est un épais tapis végétal plus ou moins ras, composé d'une grande variété d'espèces bien de chez nous que l'on laissera fleurir pour le plus grand plaisir des oiseaux et des insectes.
Sans doute doit elle être tondue ou fauchée, mais quelquefois par an suffisent et n'essoufflent pas le sol comme le font les tontes généralement pratiquées.Les feuilles mortes n'y sont pas systématiquement ratissées à l'automne. Au contraire, leur présence assure protection à la terre et à la racine des arbres. On laissera aux vers la charge de les faire disparaître.
Si vous appréciez un gazon bien vert et tondu de frais, mais que vous souhaitez attirer les oiseaux, laissez s'exprimer un coin du jardin. Laissez fleurir un peu de votre pelouse, laissez apparaître le pissenlit et le trèfle. Le verdier et le chardonneret vous ferons le plaisir de leurs visites.
Pour les mordus de la gazonite, la mousse est l'ennemi numéro un. Pour qui aime la nature telle qu'elle est, la mousse est tout à fait tolérable dans la pelouse. Si cette dernière est constituée d'espèces variées, un équilibre s'établira et empêchera la prolifération de mousse.
Et puis un nid de mésanges sans mousse ressemble-t-il vraiment à un nid de mésanges ?
Les fourmilières que l'on trouve dans tous les jardins sont généralement de taille très modeste. Elles ne sont inesthétiques que pour les mordus décrits plus haut et pour qui toute aspérité doit être anéantie sans pitié.
La seule gêne causée par les fourmis est due à leur morsure. Cela leur vaut généralement la mort.
Chez nous, elles pourront croître et multiplier... jusqu'à l'arrivée du pic vert qui limitera la population.
Nous limiterons, bien entendu, l'extension de ces deux mal aimés, mais en conserverons quelques exemplaires dans un coin.
Quelle joie ensuite de voir voleter quelques chardonnerets en quête de graines ou quelques fauvettes chassant les papillons... hôtes de nos orties.
Comme dans le cas de la pelouse, la haie que nous allons décrire n'a rien de commun avec les habituels alignements de thuyas, cupressus ou lauriers.
La haie vive est constituée d'espèces variées d'arbres et d'arbustes choisies de préférence parmi celles du pays. Les plantes locales sont les mieux adaptées aux sols et au climat. La variété est garante d'équilibre, de résistance et d'harmonie.
Il suffit d'examiner les vestiges d'anciennes haies pour y puiser bien des idées de plantation. Et puis, rien ne vous empêchera d'y adjoindre, très parcimonieusement, quelques arbustes « d'ornement » choisis pour leur couleur ou leur période de floraison.
Planter une haie vive c'est :
La diversité des végétaux de la haie entraîne la diversité des animaux qui l'habitent.
Il est des insectes dont l'existence est étroitement liée à certaines espèces végétales. Ceux-ci et leurs larves nourriront beaucoup d'oiseaux et de mammifères insectivores.
Le couvert végétal est de première importance et fournit, non seulement la nourriture, mais également des sites favorables à la reproduction.
Les conseils d'Ornithomedia :
les arbustes
les arbres
les fleurs
La mare présente de nombreux avantages pour les oiseaux :
Créer une mare quelque soit la nature du sous-sol est possible.
L'idéal est, bien sûr, de disposer d'un sol imperméable. Il suffit, dans ce cas, de pratiquer une cavité, la nature fera le reste, ou presque.
Si nous n'avons pas cette chance, plusieurs solutions s'offrent à nous, plus ou moins coûteuses, plus ou moins aisées.
On trouvera TOUS les détails utiles et tous les conseils pour la réalisation de notre mare sur l'excellent site spécialisé : Passion bassin
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